Violence – Crises sociales et paix publique

2 sessions à choix

Mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre 2016 (session 1)
(délai d’inscription: mardi 1 novembre 2016)

Mercredi 22 et jeudi 23 mars 2017 (session 2)
(délai d’inscription: lundi 27 février 2017)

Plus qu’hier, les institutions et les mouvements citoyens sont malmenés. les conséquences sont lourdes. Elles préjudicient la paix publique et le bien-être sur son lieu de travail. Les défis de sécurité deviennent alors une priorité pour les travalleurs sociaux, les agents du service public et les employés des secteurs privés apparentés.

Il est donc nécessaire de se positonner et d’appréhender les dégénérescences sociales en revisitant son statut, sa fonction et son rôle professionnel. L’une des résolutions possible consiste à développer de nouvelles relations avec des partenaires autres à sa professionnalité.

Ce cours a l’ambition d’innover dans l’exploration des marges de manoeuvres à sa disposition et dans la mise en oeuvre de nouvelles méthodes de cohabitation et du vécu de l’altérité.

Intervenant-e-s

Delachaux Yves Patrick, ​ingénieur d’éducation, expert policier, écrivain, scénariste, Genève

Maillard Frédéric, ​économiste de gestion, prévisionniste d’organisations de polices, Fribourg

Objectifs

Dans leur champ professionnel de nombreuses personnes sont confrontées à des menaces, parfois même à des violences. Que pouvons-nous faire pour les appréhender et les résoudre ? Ce cours s’adresse aux acteurs des organismes sociaux et collectivités publiques, aux entreprises, au personnel pénitencier et policier. Ce cours diagnostique les injustices, dévoile des pans d’histoire cachée et étudie les causes qui provoquent les ruptures de liens. Nous cherchons à comprendre les rapports de force entre les acteurs sociaux, élus et administrés, les notions de criminalités, le salut des victimes et les peines des auteurs. Nous exerçons une politique de gestion des menaces.

Programme

L’enseignement dynamique opéré par deux intervenants qui s’appuient sur des expertises éprouvées et des innovations concrètes, alterne projections graphiques modélisées – prêtes à l’emploi – témoignages audiovisuels, lectures sélectionnées et ateliers.

  • Présentation d’outils d’analyses de communication publique.
  • Présentation d’outils de gestion et de modélisation des projets.
  • Exercices pour apprendre à se situer dans l’espace public.
  • Témoignages, lectures, débats.
  • Bibliothèque libre en ligne, références scientifiques.

Public-cible

Professionnel-le-s du travail social, de la santé, policiers, agents de détention, d’exploittion et d’intendance, inspecteurs du travail, …

Lieu

HETS-FR, Givisiez

Tarif

Fr. 460.-

Inscription

La sécurité est-elle un droit ?

Photo de Mikael Marguerie

 

La sécurité n’est pas un droit, le beau temps non plus.

L’humanité a été tragiquement amputée de plusieurs centaines de ses membres à Beyrouth, à Paris, à Bamako, en Egypte et ailleurs. L’état d’urgence a été proclamé chez nos voisins. Chez nous, il sera bientôt question de renforcer, ou non, les moyens mis à disposition de nos services de renseignements. Plus loin, on trie les humains aux frontières. Et quelques trublions, aux États-Unis, proposent de durcir les techniques d’interrogatoires… Les décisions, les propositions et les opinions fusent. Notamment, celle qui prétend que la sécurité est un droit. Plus qu’une maladresse, il s’agit d’une erreur.

La sécurité est un lent processus d’État, né de son devoir de nous protéger, mais ne saurait être garantie.

Imaginer que la sécurité puisse être un droit des citoyens est tout au plus un fantasme d’ancienne garde militaire. Déclarer solennellement les droits fondamentaux au sortir de la deuxième guerre mondiale, puis les traiter entre nations et, enfin, les signer n’ont pas empêché le sang de couler. Malgré tout, ces ratifications offrent à chacune et à chacun d’entre nous, quelque soit son statut et son niveau social, une référence universelle, écrite, enseignée et revendiquée à toute heure.

L’application de ces droits est-elle confiée aux États ? Oui. Les États, par les moyens de prévention et d’action, sont bien les gardiens et les détenteurs des Droits humains.

La respiration de ces droits est clairement étatique.

L’aspiration, quant à elle, est citoyenne.

Respirer, aspirer. Rien de l’un sans l’autre. Veillons donc à ne pas asphyxier ni à hyperventiler notre démocratie. Maintenir son souffle, comme celui permettant à tout citoyen de recourir auprès de la Cour européenne des Droits de l’Homme contre son propre État. Ainsi, les Droits de l’Homme équilibrent le rapport des forces entre la personne et l’État.

Les Droits humains fondamentaux nous protègent mais ne nous épargnent pas. Ils n’ont pas la faculté de prolonger biologiquement nos vies ni d’empêcher des catastrophes naturelles de s’abattre sur nous et encore moins de nous contraindre à vivre sous cloche, à l’abri hypothétique de toute insécurité.

L’État ne peut pas mettre sous cloche protectrice ses citoyens et ses résidents sans corrompre son intrinsèque légitimité.

Eriger la sécurité en un droit présente un autre danger pour l’État : celui de produire du résultat coûte que coûte en abusant de son pouvoir. En effet, dans l’échelle de gravité des fléaux qui affectent notre humanité, la torture institutionnelle commise par des représentants d’État occupe le plus terrible des rangs. Les actes cruels, inhumains et dégradants défigurent nos semblables et l’humanité à laquelle nous appartenons. C’est pourquoi les tortionnaires (militaires et policiers) que j’ai rencontrés se sont autodétruits. Ils se sont enchaînés à leurs victimes dans les traumas de l’innommable, parfois jusqu’au suicide. Ceux-ci me confiaient souvent n’avoir pu déceler le piège qui s’était refermé sur eux. Celui qui produit l’étrange illusion de pouvoir sécuriser le monde à sa façon. Un monde apparemment sûr, mais qui, dans les situations ultra-sécurisées pour ne pas dire totalitaires, engendre en son sein des monstres inhumains, incontrôlables. L’État a beaucoup à faire pour prévenir et évaluer le comportement et les gestes de ses agents de sanction. Il ne peut pas se prémunir contre tous les dangers exogènes, volontaires ou non. L’État peut se défendre ou plutôt appeler à se défendre par nos engagements spontanés et notre ultime mobilisation militaire mais ne peut pas éviter que le malheur ne s’abatte sur lui, donc… sur nous.

La sécurité est un moyen. Et, dans les cas privés de sinistres, les dédommagements s’achètent avec un contrat privé appelé « police » – ça ne s’invente pas – d’assurance. Quelqu’un peut-il m’expliquer comment garantir le droit à la sécurité des membres d’une collectivité ? Sécuriser l’individu contre qui, contre quoi ? Contre un déchaînement meurtrier de la nature ? Contre les actes terroristes ? Lesquels ? Ceux opérés insidieusement par un membre de son pays, de sa communauté, de son quartier, de sa famille ?

La promesse d’un monde sécure ferait le jeu d’une idéologie surpuissante et déshumanisante. Le devoir et la conscience civiques des individus, citoyens ou pas, appellent, quant à eux, un vrai droit.

Un droit qui se gagne dès l’entrée en scolarité obligatoire : l’éducation !

Une éducation qui nous apprend à vivre ensemble, en toute égalité, avec auto-critique, multi-culturalité, transparence historique et ouverture sur le monde…

C’est, sans nul doute, bien ce droit qui nous permet(-tra ?) de cultiver le meilleur antidote contre les fanatismes, religieux y compris.

Blog « L’observatoire des polices » du quotidien Le Temps. Frédéric Maillard, le 30 novembre 2015

Lancement de l’initiative pour des multinationales responsables

Une manifestation unique en Suisse !

Festival « Construire la paix »

Strike Season ?

Gestion des diversités linguistiques et culturelles dans les réunions en milieu professionnel international

Pia Stalder
Université de Fribourg, Suisse ; Université du Luxembourg, Luxembourg
Consultante de Preventive Business

Résumé

Cet article porte sur la gestion des diversités linguistiques et culturelles, autrement dit le management interculturel dans les réunions en milieu professionnel international. L’objectif poursuivi est triple : je donnerai d’abord un aperçu des pratiques et des stratégies de communication telles qu’elles peuvent s’observer dans le travail au quotidien. Puis, je m’interrogerai sur les compétences des « acteurs » sur la « scène » internationale : de quels savoirs et savoir-faire doivent-ils faire preuve afin de « jouer » leurs rôles ? Pour conclure, j’aborderai le sujet des formations qui pourraient encourager le développement continu des compétences-clés de celles et ceux qui vivent et travaillent en contexte international. L’article est entrecoupé d’une anecdote1, en quatre actes, illustrative des sujets abordés ici.

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Concept PolProxMobile, édifice urbain mobile de sécurité publique


commissariat mobile en bois
Fiche sociale, état au 15.12.11 /FM du Cabinet Delachaux & Maillard

(La forme rédactionnelle féminine est comprise dans le masculin).

PolProxMobile présente une approche sociale déterminante dans la résolution des insécurités d’un territoire communal, et ce, en six points : (suite…)

La médiation interculturelle

Douze autrices et auteurs qui relatent leurs expériences pratiques.

Douze autrices et auteurs qui partagent le fruit de leurs recherches scientifiques produites à travers le monde, de Genève à Zurich, de Dakar à Montréal en passant par Berne, Neuchâtel et New Delhi.

Cet ouvrage s’adresse à un large public. Il invite le lecteur à s’interroger sur la dite « interculturalité ». Les auteurs développent des pistes de réflexions, présentent de nombreuses références et proposent des modèles concrets de résolution.

Quel que soit votre champ d’intervention professionnelle; que vous soyez étudiants, acteurs praticiens, formateurs ou chercheurs dans les domaines des sciences sociales, juridiques, économiques ou autre, que vous soyez dirigeant d’une entreprise de l’économie privée ou d’une administration publique, cet ouvrage vous offrira un appui précieux.

Editions des archives contemporaines, Paris. 2014. 200 pages. € 23 euros

ISBN : 9782813001122

Sécurité publique et paix sociale


Nouveauté 2015 sur 2 jours !

Nouvelle édition

Le département de la formation continue de la HEF-TS vous présente une offre inédite de formation :

Il n’y a pas de paix sociale sans sécurité publique et pas de sécurité publique sans État de droit. Les défis de sécurité publique n’ont jamais été si complexes. La préservation de la paix se gagne par le traitement des insécurités, des insalubrités et des perturbations publiques probables ou ressenties.

Ces difficultés sociales puisent leurs raisons d’être dans l’histoire non traitée, la globalisation des rapports humains et les contraintes bureaucratiques. N’y a-t-il que le policier pour garder la paix ? (suite…)

Défendre les droits de l’homme renforce la sécurité

Devant une assemblée de l’OTAN réunie à Chicago par Barack Obama, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a défendu une politique globale de sécurité, intégrant la promotion de la paix, le respect du droit international et la protection des droits humains.

Au Sommet de l’OTAN, Didier Burkhalter a défendu une politique globale de sécurité.

(suite…)

Mémoire de Preventive Business disponible en pdf

Le temps passe vite, les activités se succèdent, parfois se confondent ou s’oublient. L’idée de produire la mémoire de Preventive Business sous forme de gazette de présentation retraçant le but, les objectifs, la chronologie, les actions comme le réseau de l’organisation nous a été soufflée et s’avérerait utile pour plusieurs d’entre vous. Soit, la voici disponible en téléchargement.

Bons souvenirs, belle lecture et forte détermination à poursuivre la route !

Frédéric Maillard

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